F. H. Bradley’s Neoplatonic Turn in Ethical Studies (1876) - Archive ouverte HAL Access content directly
Journal Articles Angles: French Perspectives on the Anglophone World Year : 2018

F. H. Bradley’s Neoplatonic Turn in Ethical Studies (1876)

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Jean-Paul Rosaye

Abstract

F. H. Bradley is usually referred to as one of the British neo-Hegelians of the late Victorian period. But the intersection of Hegelian thought with British philosophy at that time was not synonymous with total subservience to Hegel’s metaphysics, and Bradley’s philosophical development offers an appropriate perspective to assess the importance of this case. The Hegelian influence on the British monists of the late 19th century (Edward Caird, Henry Jones, Bernard Bosanquet, Francis Herbert Bradley) is a well-known fact which has been increasingly studied since the 1980s. But attention to the Platonic tinge in the English form of Idealism has generally been neglected. Bertrand Russell, who acted as the main opponent to Idealism in England at the beginning of the 20th century, had capitalised in particular on a bifurcation in the Idealist movement, due to some misunderstanding over the Hegelian influence. In fact, the source of this rift can be traced back to Bradley’s Neoplatonic turn in his Ethical Studies (1876). In this book, Bradley meticulously designed a gradual transformation of his former Hegelian positions towards Neoplatonic intimations of the reflexive motion of the self towards consciousness and complete realization. Bradley’s turn from pure Hegelianism to aspects of the Platonic tradition had important consequences in the subsequent history of the British Idealist movement up to the rise of analytical philosophy in the 20th century.
F.H. Bradley est habituellement considéré comme un néo-hégélien anglais de la période Victorienne tardive. Mais le rapport que la philosophie britannique de cette époque a entretenu avec la pensée hégélienne n’implique pas une soumission indéfectible, comme en témoigne l’évolution philosophique de Bradley. L’influence de Hegel sur les monistes britanniques de la fin du dix-neuvième siècle est un fait connu et étudié avec une belle constance depuis les années 1980, alors que les traces de platonisme dans la forme anglaise de l’idéalisme ont généralement été occultées. Bertrand Russell, le célèbre pourfendeur de l’idéalisme au début du vingtième siècle, s’était appuyé dans ses démonstrations sur une bifurcation intellectuelle au sein des idéalistes, laquelle était due à un certain malentendu au sujet de l’influence hégélienne. Or, la source de ce malentendu est déjà observable avec le tournant platonicien effectué par Bradley dans ses Etudes éthiques de 1876. C’est dans ce traité que Bradley a commencé d’infléchir ses positions sur l’idée de soi, initialement hégéliennes, en direction de conceptions néoplatoniciennes. Le détournement de Bradley d’un pur hégélianisme a eu des conséquences importantes dans l’histoire du développement philosophique des idéalistes, jusqu’à l’essor de la tradition analytique au vingtième siècle.
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Dates and versions

hal-03760441 , version 1 (25-08-2022)

Identifiers

Cite

Jean-Paul Rosaye. F. H. Bradley’s Neoplatonic Turn in Ethical Studies (1876). Angles: French Perspectives on the Anglophone World, 2018, Experimental Art, n°6, ⟨10.4000/angles.1077⟩. ⟨hal-03760441⟩
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